«Greenlab», le projet d’espace de coworking à Arlon avance à grands pas. Les trois Arlonais derrière ce projet, Cédric Bousmanne, Benjamin Wagner et Olivier Brihaye, ont trouvé un arrangement avec la Ville d’Arlon pour investir pour une durée de deux années renouvelables une partie des locaux de l’ancien hôtel du Nord. Il s’agit des 120 m2 où était installé, il y a encore quelques années, un restaurant japonais, juste à côté de l’office du tourisme. Notons que le trio est associé dans ce projet avec Jean-Paul Weles, de l’agence de développement territorial NGE, et qui anime la Maison des associations à Bastogne. L’endroit disposera d’un large open space pouvant accueillir une vingtaine de coworker et d’une salle de réunion disposant de huit places.

Crowfunding

Toutefois, pour terminer l’aménagement de cet espace et pouvoir l’ouvrir le plus rapidement possible, les fondateurs de l’ASBL «Greenlab coworking» sont à la recherche de fonds. Ils ont ainsi lancé une campagne de crowdfunding et déjà récolté plus de 1300€ sur les 5 000 visés.

Mais, direz-vous peut-être, un espace de coworking, qu’est-ce que c’est? «C’est un espace dédié au travail partagé, répond Cédric Bousmanne, développeur web indépendant. Il vise à réduire les coûts de ceux qui l’utilisent en mutualisant les dépenses. Cela permet d’avoir un lieu de travail (NDLR: équipé des outils informatiques nécessaires) moins cher qu’une location dans la région, puisqu’il peut être loué en fonction du temps qu’on l’utilise.»

Ouvert aussi aux étudiants

Le concept d’espace de coworking vise également à développer une communauté autour de ses utilisateurs. «Ce genre d’espace dynamise les personnes qui le fréquentent et permet de rencontrer et de développer de nouvelles opportunités, ajoute Benjamin Wagner, infographiste indépendant. Des étudiants peuvent également fréquenter ce type d’endroit, tout comme des employés qui effectuent beaucoup de télétravail.»

L’espace de coworking arlonais accueillerait encore régulièrement des conférences, traitant des différents aspects du monde du travail, toujours dans cette optique de renforcer sa communauté.

Au niveau des tarifs pratiqués, Greenlab dit vouloir «être en dessous de la moyenne»des autres espaces du même type, ailleurs en Wallonie – bien que ces tarifs ne soient pas encore définitivement arrêtés. Quoi qu’il en soit, les offres seront à la journée, de cinq jours par mois, de dix jours par mois ou en illimité. «L’idée n’est évidemment pas de nous enrichir, mais de pouvoir payer les charges de la structure, de pouvoir nous agrandir et nous équiper, mais surtout, au bout d’un temps, de pouvoir engager un animateur», conclut Jean-Paul Weles.

⇒ Voir l’article sur le site de l’avenir.net